AU FIL DES JOURS

Des scientifiques et des médecins du réseau de l’AMLP appellent le Président de la République à bloquer le projet de loi « Omnibus » avant le Conseil européen

/Dans un courrier adressé ce jour [cf ci-dessous/], à la veille d’un vote décisif au Conseil de l’UE des médecins, des sages-femmes et des scientifiques appellent le président de la République à rejeter l’Omnibus sur la sécurité alimentaire et l’alimentation animale. Ils  affirment que cette réforme européenne, qui prévoit notamment la mise en œuvre d’approbations illimitées pour les pesticides et les biocides, ne répond ni à ses objectifs de simplification, ni a ceux de protection de l’environnement et de la santé publique. 

La dernière version du compromis, sur laquelle le Conseil de l’UE est appelé à se prononcer ce vendredi, limite les approbations illimitées aux substances à faible risque mais propose des extensions des périodes d’approbation allant jusqu’à 25 ans, ce qui est inacceptable. En outre, certaines dispositions, comme l’extension des délais de grâce ou du régime d’usage dérogatoire de pesticides interdits vont gravement nuire à la solidité du système de protection européen. Une large consultation aurait pu permettre d’éviter ces écueils, et une étude d’impact, que la Commission s’est jusqu’alors refusée de faire, est indispensable pour une réforme de cette envergure. Une solution alternative, simple, peu onéreuse et soutenue par l’EFSA, existe : elle consiste à recruter à peine deux experts par Etat membre, et permet de garantir le bon fonctionnement du système sans préjudice à la santé et l’environnement.

« Nous vous appelons solennellement, Monsieur le Président de la République, à vous positionner contre les approbations illimitées de pesticides/biocides et contre l’extension des durées d’approbation, et pour donner des moyens aux agences de régulation européenne et française. En accord avec votre positionnement pour le concept de One Health sur la scène internationale, nous vous enjoignons à rejoindre le camp des pays qui demandent l’examen de propositions alternatives à la proposition de Monsieur Várhelyi. » écrivent  les signataires du courrier.