Le cadmium (Cd) est un métal lourd, naturellement présent dans l’environnement (sol, eau, air). Sa présence peut être augmentée via les activités agricoles (épandage d’engrais minéraux et d’effluents d’élevage) et industrielles (métallurgique, chimique et électrique, ainsi que lors de l’incinération des déchets ou bien encore du recyclage des batteries).
Les engrais minéraux phosphatés ont été identifiés comme une source majeure d’apport en cadmium dans les sols agricoles français ([1]). La principale source d’exposition est donc l’alimentation.
L’étude de biosurveillance Esteban (2014-2016) de Santé publique France montre que le cadmium est quantifié dans les urines de 100 % des adultes et des enfants ([2]).
La voie respiratoire est une source supplémentaire d’exposition en cas de tabagisme et/ou d’exposition professionnelle.
Risques pour la santé
Depuis plus d’un siècle et demi, des effets néfastes sur la santé humaine ont été signalés après l’utilisation d’un agent de polissage d’argent contenant du cadmium.
Toute accumulation de métaux lourds interagit avec les enzymes, les protéines et le métabolisme, les affecte, entraînant des modifications biochimiques, morphologiques et fonctionnelles. Une exposition prolongée stimule le stress oxydatif et les réactions inflammatoires, associés à diverses conséquences sur la santé, telles que la neurotoxicité et la toxicité respiratoire, cardiovasculaire, reproductive et rénale ([3]).
Chez l’Homme, après exposition orale, le cadmium est faiblement absorbé (5 à 10 % en fonction du sexe (facilité notamment par une carence martiale et limité par une alimentation riche en fibres)). Il s’accumule principalement dans les reins (30 % de la charge corporelle de cadmium) et le foie, et pour une moindre part dans les os, les muscles et la peau.
Du fait de ses longues demi-vies (4 à 19 ans dans le foie et 10 à 20 ans dans le rein), la charge corporelle de cadmium augmente graduellement avec l’âge. Par ailleurs, relargué très lentement, on constate des concentrations sanguines non négligeables longtemps après l’arrêt de l’exposition ([4]).
En raison de cette pharmacocinétique complexe, le cadmium urinaire (cadmiurie) est le reflet de l’exposition des 10 – 15 ans précédant le prélèvement ([5]).
La Valeur Toxicologique de Référence (VTR) dépend du poids des individus, si bien que les enfants forment un sous-groupe de population particulièrement exposée au cadmium. Et ceux de moins de 3 ans sont encore plus exposés.
Pour 48 % de la population adulte, la cadmiurie est supérieure à la VTR interne de 0,50 μg Cd.g-1 créatinine .Cettemoyenne a doublé en 10 ans. Une sur-imprégnation est observée dans la population de l’étude Esteban, avec des niveaux pouvant être jusqu’à trois à quatre fois plus élevés, par rapport à la population nord-américaine et à celle des autres pays européens.
CERTAINS EFFETS SONT CONNUS DEPUIS LONGTEMPS :
Le cadmium entraîne des atteintes rénales, en particulier des lésions au niveau des cellules tubulaires proximales, où son accumulation peut provoquer un dysfonctionnement pouvant évoluer vers une insuffisance rénale. Cette cible semble être des plus importantes. Une protéine de faible poids moléculaire, la métallothionéine (MT) modifie la toxicité cellulaire du cadmium en se fixant à lui mais inversement augmente le transport vers les reins ([6]). Le MT Cd est considéré comme un biomarqueur.
Une protéinurie peut être le signe d’appel d’une recherche de Cd urinaire.
Il engendre des effets osseux, notamment une déminéralisation pouvant entraîner un risque accru de fractures. Le mécanisme d’action au niveau osseux reste à éclaircir, mais sans doute en remplaçant les minéraux osseux par compétition ([7]).
Le cadmium entraîne aussi des effets reprotoxiques, des effets neurocognitifs et une augmentation de la prévalence des maladies cardiovasculaires ([8]).
Mais aussi il a une action de Perturbateur endocrinien (PE)
Il se dépose dans la glande thyroïde et exerce une toxicité thyroïdienne en raison de sa forte affinité pour les protéines riches en cystéine et la métallothionéine présentes dans la glande thyroïde ([9]).
D’autre part, son activité de type œstrogénique suggère une corrélation entre une exposition accrue au Cd et l’incidence du cancer du sein (désormais la première cause de mortalité par cancer dans le monde). Il module en effet le rapport des récepteurs androgènes/œstrogènes et induit la production de cytokines inflammatoires dans des modèles de cellules luminales (A) du cancer du sein.
Une relation réponse dose linéaire a été observée entre les concentrations urinaires de Cd et le risque de cancer du sein ([10])([11])
A noter également que le taux d’hémoglobine glyquée expliquerait 9,09 % de l’association entre le risque de cancer du sein et l’exposition au Cd.
Ces résultats soulignent l’interaction complexe entre l’exposition au cadmium et les dysrégulations métaboliques dans le développement du cancer du sein ([12]).
En outre l’Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC) a classé , en 2012 le cadmium comme un cancérigène du groupe 1 sur la base d’effets certains sur le poumon lors de l’exposition par inhalation en milieu professionnel. ( [13])
Outre le risque accru de cancers du sein ainsi que nous l’avons évoqué dans le paragraphe précédent, il existe des présomptions sérieuses quant à un surcroit de cancers du rein et de la prostate.
Enfin, il est de plus en plus « suspecté de jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas », selon Santé publique France. Celui-ci augmente de 3 % par an en France (2 à 3 fois plus qu’ailleurs en Europe) ([14]) et devient le quatrième pays le plus touché de la planète (après l’Uruguay, la Hongrie et le Japon). En 30 ans son incidence a doublé chez les hommes et triplé chez les femmes.
En effet, les personnes ayant une exposition au cadmium plus élevée sont deux fois plus susceptibles de développer un cancer du pancréas que celles ayant une exposition plus faible ou pas ([15]).
Mode d’action du cadmium
Mécaniquement, on pense que le cadmium contribue à la cancérogenèse par plusieurs voies, y compris la génération d’espèces réactives de l’oxygène, l’induction de l’inflammation chronique, l’interférence avec les mécanismes de réparation de l’ADN, avec des cassures et des pontages de celui-ci et la perturbation des voies de signalisation cellulaire normales. Ces effets peuvent entraîner des mutations et une prolifération cellulaire incontrôlée, caractéristiques du développement du cancer ([16]).
Le stress oxydatif induit par le cadmium est un aspect crucial de ses mécanismes de toxicité. Il survient lorsqu’une augmentation des oxydants et une diminution des antioxydants entraînent l’accumulation d’espèces réactives de l’oxygène et d’espèces réactives de l’azote (ERN). Ce déséquilibre peut endommager les macromolécules cellulaires, telles que les lipides, les protéines et les acides nucléiques, altérant considérablement la structure et la fonction cellulaires. Cette succession de déséquilibres peut perturber les voies de signalisation cellulaire et déclencher l’apoptose ou la nécrose cellulaire. De plus, le cadmium peut potentialiser ses effets de stress oxydatif en perturbant le système de défense antioxydant cellulaire
Lors de son entrée dans la cellule, le Cd affecte initialement les mitochondries avec des conséquences en chaine : induire un stress oxydatif, endommageant ainsi la structure et la fonction cellulaires initiant des réactions de peroxydation au niveau des acides gras insaturés des membranes cellulaires.
En matière de cancérogenèse, il impacte les voies MAPK et NF Kappa B et par une voie épigénétique modifie la méthylation de certains gènes de même que la structure des histones ([17])
Imprégnation de la population
Les modélisations pour l’année 2025 font apparaître des niveaux d’imprégnation très importants dès le plus jeune âge : 100 % de dépassements pour les enfants de 2 à 3 ans, ou encore 59 % pour les 45-64 ans, hors fumeurs.
Publiée en février, 2026 la troisième grande Etude de l’Alimentation Totale, EAT 3, montre que la proportion d’enfants de plus de 3 ans qui dépassent la dose journalière tolérable de cadmium a augmenté d’environ 8 % en une dizaine d’années, pour s’établir entre 23 % et 27 % ([18]).
En France l’Anses retient une dose journalière tolérable 0,35 microgramme par kilogramme de poids corporel par jour ([19]).
La dernière étude nationale de biosurveillance ESTEBAN, menée entre 2014 et 2016 par Santé publique France, révélait que 18 % des 6-18 ans dépassent déjà la concentration critique définie par l’Anses dans les urines à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, c’est-à-dire, théoriquement après une vie entière d’accumulation !!!
47,6% de la population de 18 à 60 ans dépassait le seuil de concentration critique dans les urines (0,5 μg de cadmium par gramme de créatinine).
La moyenne a doublé depuis la précédente étude ([20]).
Chez les fumeurs, le tabac constitue la seconde source importante d’exposition : il peut représenter jusqu’à 43 % de l’exposition, contre environ 55 % pour l’alimentation, et leur imprégnation au cadmium est en moyenne 50% plus élevée que celle des non-fumeurs ([21]).
Les sources de Cadmium
Les conclusions de l’Anses sont très claires : la principale source d’exposition au cadmium, c’est l’alimentation, jusqu’à 98 % pour les enfants ([22]).
Les aliments les plus contributeurs sont des produits de grande consommation : les denrées à base de blé (céréales du petit déjeuner (dont la teneur en Cd a plus que triplé dans les deux dernières décennies), pains, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits, pâtes), ainsi que les pommes de terre.
D’autres aliments présentent des teneurs plus élevées en cadmium, comme les mollusques, les crustacés, les algues, et les abats (en NB, certaines espèces l’accumulent particulièrement leurs organes : c’est le cas du cheval dont la consommation d’abats est interdite depuis 2019).
Ils peuvent toutefois contribuer de manière significative à l’exposition des personnes qui en consomment fréquemment.
Cependant, le chocolat (en provenance d’Amérique du Sud, aux sols naturellement riches en Cd) contribue pour moins de 3% de l’exposition quelle que soit la classe d’âge considérée de la population française. Il ne fait donc pas partie des aliments les plus contaminants.
Par ailleurs l’absorption du Cd dans l’organisme dépend d’autres facteurs : les régimes carencés en protéines, en calcium, en fer, en cuivre ou en zinc facilitent l’absorption digestive du Cd (par manque de compétition) c’est pourquoi les femmes plus souvent en déficit de fer présentent un facteur de risque supplémentaire.
Inversement, les régimes riches en fibres diminuent cette absorption.
Dépistage d’exposition au cadmium :
pour qui et comment ? ([23])
Depuis le 16 juin 2026, le dépistage d’exposition au cadmium est remboursé par l’Assurance Maladie à hauteur de 60 % pour les personnes à risque (le reste étant pris en charge par la complémentaire santé).
Ce dépistage s’adresse :
- aux personnes potentiellement surexposées au cadmium du fait de leur lieu de résidence, quand le sol a été préalablement reconnu par les autorités compétentes comme étant pollué par le cadmium ;
- aux personnes surveillées en raison d’une intoxication chronique au cadmium liée à leur lieu de résidence (territoires aux sols géologiquement riches en cadmium).
- Le cadmium peut être à l’origine de maladies susceptibles d’être reconnues en maladie professionnelle maladie professionnelle
tableau 61 et 61 bis régime général ;
tableau 42 régime agricole
Le dépistage doit être prescrit par un médecin. Il est réalisé en laboratoire de ville.
Le cadmium urinaire, quelque soit le moment du prélèvement, est le premier indicateur à utiliser dans la gestion du risque à long terme car il reflète surtout l’exposition chronique et la charge corporelle, tant que la fonction rénale est normale et le site de stockage non saturé. Il y a un risque sur la santé uniquement quand la concentration dépasse 1 μg/g créatinine quelque soit l’âge ([24]).
Le dosage du cadmium sanguin (sur sang total) est un indicateur de l’exposition récente au cadmium (des 3 à 6 mois précédents) ([25]).
Mais « les médecins souhaiteraient pouvoir proposer le remboursement du dépistage plus largement à leurs patients, sur la base d’« un interrogatoire type centré sur l’alimentation » ou sur la base d’autres paramètres biologiques comme les carences en fer (en particulier chez les femmes non ménopausées), qui favorisent la fixation du cadmium dans l’organisme, ou d’antécédents médicaux comme une insuffisance rénale inexpliquée
Repérer un niveau de cadmium élevé dans les urines permettra de prescrire des examens complémentaires pour dépister d’éventuelles pathologies associées à l’exposition au métal lourd : ostéoporose, insuffisances rénales et cardiaques, cancers ([26]).
Les « remèdes »
Selon l’ANSES, il faudrait définir des valeurs sanitaires indispensables pour évaluer et réduire les risques liés à l’exposition au cadmium :
- Une valeur toxicologique de référence externe, par ingestion, c’est-à-dire une dose journalière tolérable de cadmium apporté par voie orale en dessous de laquelle le risque pour la santé de la population générale est écarté,
- Une valeur toxicologique de référence interne, c’est-à-dire une concentration d’une substance absorbée dans l’organisme au-delà de laquelle un effet néfaste peut survenir
- Des valeurs sanitaires repères biologiques (sang, urines) par tranche d’âge, ce qui correspond à une imprégnation à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, compte-tenu du caractère bioaccumulable du cadmium dans l’organisme.
- Des limites de quantité de cadmium dans les fertilisants, qu’il s’agisse d’engrais industriels ou naturels, pour réduire la contamination en cadmium des sols et des aliments ([27]).
Les engrais phosphatés commercialisés en France respectent les normes en vigueur dans l’Hexagone, à savoir 90 mg de cadmium par kg de phosphate (P₂O₅), mais au sein de l’Union européenne, la norme est de 60 mg Cd/kg P₂O₅ ! alors que certains pays, comme la Finlande, la Hongrie, la Slovaquie ou la Roumanie, appliquent déjà le seuil de 20 mg/kg, recommandée par l’Anses qui entrera en vigueur dans l’UE en 2035.
Aujourd’hui, l’agriculture française s’approvisionne principalement au Maroc. Le pays possède les plus grandes réserves minières en phosphates du monde, or ses roches affichent des teneurs en cadmium qui peuvent être très élevées, jusqu’à 73 mg/kg. D’autres gisements de phosphates pauvres en cadmium sont pourtant disponibles dans le nord de l’Europe.
Et compte tenue de la demi-vie lente d’excrétion dans l‘organisme et de la rémanence dans les sols il faudra plusieurs dizaines d’années pour observer une baisse des concentrations en cadmium dans les aliments.
Heureusement, la proposition de loi portée par Benoît Biteau et Clémentine Autain votée à une large majorité le 3 juin 2026 fixe une trajectoire de réduction de la teneur maximale en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 40 milligrammes par kilo (mg/kg) à partir de 2027 et à 20 mg/kg à l’horizon 2030.
L’Anses recommande de varier les sources d’alimentation : alterner les denrées provenant de différentes zones ou filières pour éviter une exposition répétée au cadmium.
Le cahier des charges de l’agriculture biologique est déjà aligné sur la limite de 60 mg/kg et même, une étude baptisée « Phosphobio » a consisté à observer les pratiques de fertilisation des sols menées sur 175 parcelles entre 2017 et 2021 : sur 866 situations documentées, une seule a employé du phosphate naturel. Ce dernier ne semble donc quasiment pas utilisé par les agriculteurs bio français.([28])
Mais le chocolat labellisé bio est en effet, en moyenne, plus contaminé que le conventionnel, les exploitations de cacao biologiques étant souvent localisées en Amérique centrale, où les sols sont naturellement plus chargés en cadmium qu’en Afrique, par exemple.
Il est fortement conseillé de « limiter la consommation de produits à base de blé sucrés et salés tels que les céréales du petit déjeuner, les gâteaux et les biscuits », et d’« introduire plus de légumineuses comme les pois chiches dans les repas à la place des aliments à base de blé comme les pâtes »
Certains composants alimentaires, comme les phytates et les aliments riches en fibres, fixent le Cd dans le tube digestif, diminuant ainsi son absorption, tandis que les régimes riches en protéines peuvent l’augmenter. L’intégrité de la muqueuse intestinale, affectée par l’état nutritionnel, influe également sur l’absorption du cadmium : la malnutrition augmente la perméabilité et l’absorption ([29]).
Conclusion
En ayant tenté de résumer les principaux effets et mécanismes toxiques du Cd, nous pouvons mieux comprendre son impact étendu sur la santé humaine. Il constitue une menace pour la santé par diverses voies, notamment en perturbant l’équilibre du calcium intracellulaire, en induisant un stress oxydatif, en perturbant les processus de signalisation cellulaire et en provoquant des effets épigénétiques. Ces voies toxiques sont entrelacées, et leur effet cumulatif en fait un agent hautement destructeur qui entraîne un dysfonctionnement cellulaire et des lésions tissulaires, affectant en particulier les organes vitaux tels que les reins, les os et le foie.
Les recherches futures devraient continuer à explorer les mécanismes toxiques spécifiques du Cd afin d’améliorer notre compréhension de son impact sur la santé publique et de développer des stratégies efficaces de prévention et de traitement ([30]).
[1] https://www.anses.fr/system/files/ERCA2019-SA-0010-RA-2.pdf
[2] https://www.santepubliquefrance.fr/docs/enquetesetudes/impregnation-de-la-population-francaise-par-le-cadmium-programme-national-de-biosurveillance-esteban
[3] https://www.mdpi.com/2305-6304/11/4/322
[4] https://www.inrs.fr/publications/bdd/biotox/dosage.html?refINRS=Dosage_20#:~:text=Dans%20les%20tissus%2C%20le%20cadmium,80%20à%20100%20jours%20environ.
[5] https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/rdd/document/441164_spf00002402.pdf
[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35327552/
[7] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
[8] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[9] https://www.mdpi.com/2305-6304/11/4/322
[10] https://www.sciencedirect.com/journal/ecotoxicology-and-environmental-safety
[11] https://link.springer.com/article/10.1007/s12020-023-03594-2
[12] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0147651325005834?via%3Dihub
[13] https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/cadmium-et-alimentation-demeler-le-vrai-du-faux
[14] https://gco.iarc.who.int/today/en/dataviz/maps-heatmap?mode=population&cancers=13&sexes=0&types=0
[15] https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0319283
[16] https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0319283
[17] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
[18] https://www.anses.fr/system/files/ERCA2019-SA-0010-RA-2.pdf
[19] https://www.cadmium-sante.fr/faq/existe-t-il-une-norme-pour-le-cadmium-et-quelle-est-sa-reference/
[20] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[21] https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/cadmium-et-alimentation-demeler-le-vrai-du-faux
[22] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[23] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18952#:~:text=Depuis%20le%2016%20juin%202026,officiel%20le%202%20juin%202026.
[24] https://www.has-sante.fr/jcms/p_3544601/fr/sols-pollues-par-le-cadmium-suivi-des-residents-surexposes
[25] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[26] https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/04/16/un-dosage-urinaire-de-cadmium-n-est-pas-un-diagnostic_6680502_1650684.html
[27] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[28] https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/03/30/cadmium-les-autorites-sanitaires-accusees-d-avoir-ignore-des-elements-en-faveur-du-bio_6675434_3244.html
[29] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
[30] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
Le cadmium (Cd) est un métal lourd, naturellement présent dans l’environnement (sol, eau, air). Sa présence peut être augmentée via les activités agricoles (épandage d’engrais minéraux et d’effluents d’élevage) et industrielles (métallurgique, chimique et électrique, ainsi que lors de l’incinération des déchets ou bien encore du recyclage des batteries).
Les engrais minéraux phosphatés ont été identifiés comme une source majeure d’apport en cadmium dans les sols agricoles français ([1]). La principale source d’exposition est donc l’alimentation.
L’étude de biosurveillance Esteban (2014-2016) de Santé publique France montre que le cadmium est quantifié dans les urines de 100 % des adultes et des enfants ([2]).
La voie respiratoire est une source supplémentaire d’exposition en cas de tabagisme et/ou d’exposition professionnelle.
Risques pour la santé
Depuis plus d’un siècle et demi, des effets néfastes sur la santé humaine ont été signalés après l’utilisation d’un agent de polissage d’argent contenant du cadmium.
Toute accumulation de métaux lourds interagit avec les enzymes, les protéines et le métabolisme, les affecte, entraînant des modifications biochimiques, morphologiques et fonctionnelles. Une exposition prolongée stimule le stress oxydatif et les réactions inflammatoires, associés à diverses conséquences sur la santé, telles que la neurotoxicité et la toxicité respiratoire, cardiovasculaire, reproductive et rénale ([3]).
Chez l’Homme, après exposition orale, le cadmium est faiblement absorbé (5 à 10 % en fonction du sexe (facilité notamment par une carence martiale et limité par une alimentation riche en fibres)). Il s’accumule principalement dans les reins (30 % de la charge corporelle de cadmium) et le foie, et pour une moindre part dans les os, les muscles et la peau.
Du fait de ses longues demi-vies (4 à 19 ans dans le foie et 10 à 20 ans dans le rein), la charge corporelle de cadmium augmente graduellement avec l’âge. Par ailleurs, relargué très lentement, on constate des concentrations sanguines non négligeables longtemps après l’arrêt de l’exposition ([4]).
En raison de cette pharmacocinétique complexe, le cadmium urinaire (cadmiurie) est le reflet de l’exposition des 10 – 15 ans précédant le prélèvement ([5]).
La Valeur Toxicologique de Référence (VTR) dépend du poids des individus, si bien que les enfants forment un sous-groupe de population particulièrement exposée au cadmium. Et ceux de moins de 3 ans sont encore plus exposés.
Pour 48 % de la population adulte, la cadmiurie est supérieure à la VTR interne de 0,50 μg Cd.g-1 créatinine .Cettemoyenne a doublé en 10 ans. Une sur-imprégnation est observée dans la population de l’étude Esteban, avec des niveaux pouvant être jusqu’à trois à quatre fois plus élevés, par rapport à la population nord-américaine et à celle des autres pays européens.
CERTAINS EFFETS SONT CONNUS DEPUIS LONGTEMPS :
Le cadmium entraîne des atteintes rénales, en particulier des lésions au niveau des cellules tubulaires proximales, où son accumulation peut provoquer un dysfonctionnement pouvant évoluer vers une insuffisance rénale. Cette cible semble être des plus importantes. Une protéine de faible poids moléculaire, la métallothionéine (MT) modifie la toxicité cellulaire du cadmium en se fixant à lui mais inversement augmente le transport vers les reins ([6]). Le MT Cd est considéré comme un biomarqueur.
Une protéinurie peut être le signe d’appel d’une recherche de Cd urinaire.
Il engendre des effets osseux, notamment une déminéralisation pouvant entraîner un risque accru de fractures. Le mécanisme d’action au niveau osseux reste à éclaircir, mais sans doute en remplaçant les minéraux osseux par compétition ([7]).
Le cadmium entraîne aussi des effets reprotoxiques, des effets neurocognitifs et une augmentation de la prévalence des maladies cardiovasculaires ([8]).
Mais aussi il a une action de Perturbateur endocrinien (PE)
Il se dépose dans la glande thyroïde et exerce une toxicité thyroïdienne en raison de sa forte affinité pour les protéines riches en cystéine et la métallothionéine présentes dans la glande thyroïde ([9]).
D’autre part, son activité de type œstrogénique suggère une corrélation entre une exposition accrue au Cd et l’incidence du cancer du sein (désormais la première cause de mortalité par cancer dans le monde). Il module en effet le rapport des récepteurs androgènes/œstrogènes et induit la production de cytokines inflammatoires dans des modèles de cellules luminales (A) du cancer du sein.
Une relation réponse dose linéaire a été observée entre les concentrations urinaires de Cd et le risque de cancer du sein ([10])([11])
A noter également que le taux d’hémoglobine glyquée expliquerait 9,09 % de l’association entre le risque de cancer du sein et l’exposition au Cd.
Ces résultats soulignent l’interaction complexe entre l’exposition au cadmium et les dysrégulations métaboliques dans le développement du cancer du sein ([12]).
En outre l’Agence internationale de recherche sur le cancer (CIRC) a classé , en 2012 le cadmium comme un cancérigène du groupe 1 sur la base d’effets certains sur le poumon lors de l’exposition par inhalation en milieu professionnel. ( [13])
Outre le risque accru de cancers du sein ainsi que nous l’avons évoqué dans le paragraphe précédent, il existe des présomptions sérieuses quant à un surcroit de cancers du rein et de la prostate.
Enfin, il est de plus en plus « suspecté de jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas », selon Santé publique France. Celui-ci augmente de 3 % par an en France (2 à 3 fois plus qu’ailleurs en Europe) ([14]) et devient le quatrième pays le plus touché de la planète (après l’Uruguay, la Hongrie et le Japon). En 30 ans son incidence a doublé chez les hommes et triplé chez les femmes.
En effet, les personnes ayant une exposition au cadmium plus élevée sont deux fois plus susceptibles de développer un cancer du pancréas que celles ayant une exposition plus faible ou pas ([15]).
Mode d’action du cadmium
Mécaniquement, on pense que le cadmium contribue à la cancérogenèse par plusieurs voies, y compris la génération d’espèces réactives de l’oxygène, l’induction de l’inflammation chronique, l’interférence avec les mécanismes de réparation de l’ADN, avec des cassures et des pontages de celui-ci et la perturbation des voies de signalisation cellulaire normales. Ces effets peuvent entraîner des mutations et une prolifération cellulaire incontrôlée, caractéristiques du développement du cancer ([16]).
Le stress oxydatif induit par le cadmium est un aspect crucial de ses mécanismes de toxicité. Il survient lorsqu’une augmentation des oxydants et une diminution des antioxydants entraînent l’accumulation d’espèces réactives de l’oxygène et d’espèces réactives de l’azote (ERN). Ce déséquilibre peut endommager les macromolécules cellulaires, telles que les lipides, les protéines et les acides nucléiques, altérant considérablement la structure et la fonction cellulaires. Cette succession de déséquilibres peut perturber les voies de signalisation cellulaire et déclencher l’apoptose ou la nécrose cellulaire. De plus, le cadmium peut potentialiser ses effets de stress oxydatif en perturbant le système de défense antioxydant cellulaire
Lors de son entrée dans la cellule, le Cd affecte initialement les mitochondries avec des conséquences en chaine : induire un stress oxydatif, endommageant ainsi la structure et la fonction cellulaires initiant des réactions de peroxydation au niveau des acides gras insaturés des membranes cellulaires.
En matière de cancérogenèse, il impacte les voies MAPK et NF Kappa B et par une voie épigénétique modifie la méthylation de certains gènes de même que la structure des histones ([17])
Imprégnation de la population
Les modélisations pour l’année 2025 font apparaître des niveaux d’imprégnation très importants dès le plus jeune âge : 100 % de dépassements pour les enfants de 2 à 3 ans, ou encore 59 % pour les 45-64 ans, hors fumeurs.
Publiée en février, 2026 la troisième grande Etude de l’Alimentation Totale, EAT 3, montre que la proportion d’enfants de plus de 3 ans qui dépassent la dose journalière tolérable de cadmium a augmenté d’environ 8 % en une dizaine d’années, pour s’établir entre 23 % et 27 % ([18]).
En France l’Anses retient une dose journalière tolérable 0,35 microgramme par kilogramme de poids corporel par jour ([19]).
La dernière étude nationale de biosurveillance ESTEBAN, menée entre 2014 et 2016 par Santé publique France, révélait que 18 % des 6-18 ans dépassent déjà la concentration critique définie par l’Anses dans les urines à ne pas dépasser à l’âge de 60 ans, c’est-à-dire, théoriquement après une vie entière d’accumulation !!!
47,6% de la population de 18 à 60 ans dépassait le seuil de concentration critique dans les urines (0,5 μg de cadmium par gramme de créatinine).
La moyenne a doublé depuis la précédente étude ([20]).
Chez les fumeurs, le tabac constitue la seconde source importante d’exposition : il peut représenter jusqu’à 43 % de l’exposition, contre environ 55 % pour l’alimentation, et leur imprégnation au cadmium est en moyenne 50% plus élevée que celle des non-fumeurs ([21]).
Les sources de Cadmium
Les conclusions de l’Anses sont très claires : la principale source d’exposition au cadmium, c’est l’alimentation, jusqu’à 98 % pour les enfants ([22]).
Les aliments les plus contributeurs sont des produits de grande consommation : les denrées à base de blé (céréales du petit déjeuner (dont la teneur en Cd a plus que triplé dans les deux dernières décennies), pains, viennoiseries, pâtisseries, gâteaux et biscuits, pâtes), ainsi que les pommes de terre.
D’autres aliments présentent des teneurs plus élevées en cadmium, comme les mollusques, les crustacés, les algues, et les abats (en NB, certaines espèces l’accumulent particulièrement leurs organes : c’est le cas du cheval dont la consommation d’abats est interdite depuis 2019).
Ils peuvent toutefois contribuer de manière significative à l’exposition des personnes qui en consomment fréquemment.
Cependant, le chocolat (en provenance d’Amérique du Sud, aux sols naturellement riches en Cd) contribue pour moins de 3% de l’exposition quelle que soit la classe d’âge considérée de la population française. Il ne fait donc pas partie des aliments les plus contaminants.
Par ailleurs l’absorption du Cd dans l’organisme dépend d’autres facteurs : les régimes carencés en protéines, en calcium, en fer, en cuivre ou en zinc facilitent l’absorption digestive du Cd (par manque de compétition) c’est pourquoi les femmes plus souvent en déficit de fer présentent un facteur de risque supplémentaire.
Inversement, les régimes riches en fibres diminuent cette absorption.
Dépistage d’exposition au cadmium :
pour qui et comment ? ([23])
Depuis le 16 juin 2026, le dépistage d’exposition au cadmium est remboursé par l’Assurance Maladie à hauteur de 60 % pour les personnes à risque (le reste étant pris en charge par la complémentaire santé).
Ce dépistage s’adresse :
tableau 61 et 61 bis régime général ;
tableau 42 régime agricole
Le dépistage doit être prescrit par un médecin. Il est réalisé en laboratoire de ville.
Le cadmium urinaire, quelque soit le moment du prélèvement, est le premier indicateur à utiliser dans la gestion du risque à long terme car il reflète surtout l’exposition chronique et la charge corporelle, tant que la fonction rénale est normale et le site de stockage non saturé. Il y a un risque sur la santé uniquement quand la concentration dépasse 1 μg/g créatinine quelque soit l’âge ([24]).
Le dosage du cadmium sanguin (sur sang total) est un indicateur de l’exposition récente au cadmium (des 3 à 6 mois précédents) ([25]).
Mais « les médecins souhaiteraient pouvoir proposer le remboursement du dépistage plus largement à leurs patients, sur la base d’« un interrogatoire type centré sur l’alimentation » ou sur la base d’autres paramètres biologiques comme les carences en fer (en particulier chez les femmes non ménopausées), qui favorisent la fixation du cadmium dans l’organisme, ou d’antécédents médicaux comme une insuffisance rénale inexpliquée
Repérer un niveau de cadmium élevé dans les urines permettra de prescrire des examens complémentaires pour dépister d’éventuelles pathologies associées à l’exposition au métal lourd : ostéoporose, insuffisances rénales et cardiaques, cancers ([26]).
Les « remèdes »
Selon l’ANSES, il faudrait définir des valeurs sanitaires indispensables pour évaluer et réduire les risques liés à l’exposition au cadmium :
Les engrais phosphatés commercialisés en France respectent les normes en vigueur dans l’Hexagone, à savoir 90 mg de cadmium par kg de phosphate (P₂O₅), mais au sein de l’Union européenne, la norme est de 60 mg Cd/kg P₂O₅ ! alors que certains pays, comme la Finlande, la Hongrie, la Slovaquie ou la Roumanie, appliquent déjà le seuil de 20 mg/kg, recommandée par l’Anses qui entrera en vigueur dans l’UE en 2035.
Aujourd’hui, l’agriculture française s’approvisionne principalement au Maroc. Le pays possède les plus grandes réserves minières en phosphates du monde, or ses roches affichent des teneurs en cadmium qui peuvent être très élevées, jusqu’à 73 mg/kg. D’autres gisements de phosphates pauvres en cadmium sont pourtant disponibles dans le nord de l’Europe.
Et compte tenue de la demi-vie lente d’excrétion dans l‘organisme et de la rémanence dans les sols il faudra plusieurs dizaines d’années pour observer une baisse des concentrations en cadmium dans les aliments.
Heureusement, la proposition de loi portée par Benoît Biteau et Clémentine Autain votée à une large majorité le 3 juin 2026 fixe une trajectoire de réduction de la teneur maximale en cadmium autorisée dans les engrais phosphatés à 40 milligrammes par kilo (mg/kg) à partir de 2027 et à 20 mg/kg à l’horizon 2030.
L’Anses recommande de varier les sources d’alimentation : alterner les denrées provenant de différentes zones ou filières pour éviter une exposition répétée au cadmium.
Le cahier des charges de l’agriculture biologique est déjà aligné sur la limite de 60 mg/kg et même, une étude baptisée « Phosphobio » a consisté à observer les pratiques de fertilisation des sols menées sur 175 parcelles entre 2017 et 2021 : sur 866 situations documentées, une seule a employé du phosphate naturel. Ce dernier ne semble donc quasiment pas utilisé par les agriculteurs bio français.([28])
Mais le chocolat labellisé bio est en effet, en moyenne, plus contaminé que le conventionnel, les exploitations de cacao biologiques étant souvent localisées en Amérique centrale, où les sols sont naturellement plus chargés en cadmium qu’en Afrique, par exemple.
Il est fortement conseillé de « limiter la consommation de produits à base de blé sucrés et salés tels que les céréales du petit déjeuner, les gâteaux et les biscuits », et d’« introduire plus de légumineuses comme les pois chiches dans les repas à la place des aliments à base de blé comme les pâtes »
Certains composants alimentaires, comme les phytates et les aliments riches en fibres, fixent le Cd dans le tube digestif, diminuant ainsi son absorption, tandis que les régimes riches en protéines peuvent l’augmenter. L’intégrité de la muqueuse intestinale, affectée par l’état nutritionnel, influe également sur l’absorption du cadmium : la malnutrition augmente la perméabilité et l’absorption ([29]).
Conclusion
En ayant tenté de résumer les principaux effets et mécanismes toxiques du Cd, nous pouvons mieux comprendre son impact étendu sur la santé humaine. Il constitue une menace pour la santé par diverses voies, notamment en perturbant l’équilibre du calcium intracellulaire, en induisant un stress oxydatif, en perturbant les processus de signalisation cellulaire et en provoquant des effets épigénétiques. Ces voies toxiques sont entrelacées, et leur effet cumulatif en fait un agent hautement destructeur qui entraîne un dysfonctionnement cellulaire et des lésions tissulaires, affectant en particulier les organes vitaux tels que les reins, les os et le foie.
Les recherches futures devraient continuer à explorer les mécanismes toxiques spécifiques du Cd afin d’améliorer notre compréhension de son impact sur la santé publique et de développer des stratégies efficaces de prévention et de traitement ([30]).
[1] https://www.anses.fr/system/files/ERCA2019-SA-0010-RA-2.pdf
[2] https://www.santepubliquefrance.fr/docs/enquetesetudes/impregnation-de-la-population-francaise-par-le-cadmium-programme-national-de-biosurveillance-esteban
[3] https://www.mdpi.com/2305-6304/11/4/322
[4] https://www.inrs.fr/publications/bdd/biotox/dosage.html?refINRS=Dosage_20#:~:text=Dans%20les%20tissus%2C%20le%20cadmium,80%20à%20100%20jours%20environ.
[5] https://www.santepubliquefrance.fr/sites/default/files/rdd/document/441164_spf00002402.pdf
[6] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/35327552/
[7] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
[8] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[9] https://www.mdpi.com/2305-6304/11/4/322
[10] https://www.sciencedirect.com/journal/ecotoxicology-and-environmental-safety
[11] https://link.springer.com/article/10.1007/s12020-023-03594-2
[12] https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0147651325005834?via%3Dihub
[13] https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/cadmium-et-alimentation-demeler-le-vrai-du-faux
[14] https://gco.iarc.who.int/today/en/dataviz/maps-heatmap?mode=population&cancers=13&sexes=0&types=0
[15] https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0319283
[16] https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0319283
[17] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
[18] https://www.anses.fr/system/files/ERCA2019-SA-0010-RA-2.pdf
[19] https://www.cadmium-sante.fr/faq/existe-t-il-une-norme-pour-le-cadmium-et-quelle-est-sa-reference/
[20] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[21] https://www.sante.fr/decryptage/nos-reponses/cadmium-et-alimentation-demeler-le-vrai-du-faux
[22] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[23] https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18952#:~:text=Depuis%20le%2016%20juin%202026,officiel%20le%202%20juin%202026.
[24] https://www.has-sante.fr/jcms/p_3544601/fr/sols-pollues-par-le-cadmium-suivi-des-residents-surexposes
[25] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[26] https://www.lemonde.fr/sciences/article/2026/04/16/un-dosage-urinaire-de-cadmium-n-est-pas-un-diagnostic_6680502_1650684.html
[27] https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[28] https://www.lemonde.fr/planete/article/2026/03/30/cadmium-les-autorites-sanitaires-accusees-d-avoir-ignore-des-elements-en-faveur-du-bio_6675434_3244.html
[29] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388
[30] https://www.mdpi.com/2305-6304/12/6/388